
L'inscription de l'église
de Villemanoche

"vitrail du cycle de Saint-Louis"
(cathédrale de fort de France). On y voit Blanche de
Castille, à la mort de son mari Louis VIII, avec son
fils, le futur Saint-Louis (Louis IX), enfant qui porte une
robe bleue couverte de fleurs de Lys le symbole de la royauté.
Il est entouré de sa mère qui rentre sous une
sorte de maison (2 grands gâbles supportés par
des grandes colonnes composites) à l'architecture très
stylisée, et très riche les murs, les gâbles
et les chapiteaux blancs sont réhaussés par des
motifs dorés. Une troisième personne probablement
sa nourrice assiste à la scène. Il s'agit donc
probalement de la représentation de mon ancêtre,
Marie la Picarde !

Naissance de Saint-Louis.
La nourrice qui le tient est probablement mon ancêtre
Marie La Picarde
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Comment peut-on retrouver dans
sa généalogie et prouver sa descendance, de façon
quasi certaine d'une ancêtre née sous le règne
de Phillippe II, vers 1190, et qui allait devenir la nourrice
de lait du roi Louis IX, plus connue sous le nom de Saint-Louis
?
Je vais vous expliquer cette histoire, et celle
des frères de lait du bon roi saint-Louis, mes ancêtres,
qui allaient devenir les premiers chauffe-cire (*) de
France...
D'abord, une recherche classique, par la lecture
des actes d'état-civil puis des actes paroissiaux. Une
progression et une remontée dans le temps, à travers
plusieurs générations de simples laboureurs. Ainsi,
j'arrive jusqu'au couple "Jean Avisse, laboureur,
né vers 1666 à Laduz (Yonne) et Marie Gouat,
née elle aussi vers 1666". Sur leur acte de mariage
(à Laduz), le 4 février 1684, figure classiquement
le nom de leurs parents. Attachons-nous aux parents de Marie Gouat,
Martin Goix, procureur au baillage de Longueron
et surtout Anne Chaslons.
C'est là que le nom de la mère,
"Chaslons", attire mon attention, connaissant
le nom des grandes famillles de l'Yonne ayant connu une descente
sociale les ayant vu se mêler aux simples paysans icaunais.
C'est ainsi déjà que j'avais pu
me rattacher, via les Créneau de Looze, à l'une
des grandes familles bourgeoises de Joigny, les Davier, descendants
de riches bourgeois marchands de Sens, et de la petite noblesse
parisienne (voir histoires Davier en 1509
et 1591
et histoire des Chanteprime).
Une petite recherche à la bibliothèque
généalogique de France, à Paris parmi
les études généalogiques publiées
par la Société
Généalogique de l'Yonne m'entraîne vers
une étude très complète (50 pages) sur la
famille Chaslons, étude réalisée par le fondateur
de la société généalogique de l'Yonne,
Alain Noël.
Ainsi, je découvre que quelques générations
auparavant, les Chaslons étaient alliés aux
"De voves", seigneurs de Cheny (la ville où
vécut toute son enfance mon père !). Puis je découvre
l'existence des grands-parents de Jean De Voves, mon ancêtre
direct, les dénommés Nicolas Pichelin et
Roberte Lenfant.
Or une inscription sur une stèle, située
dans l'église de Villemanoche (Yonne)
(voir ci-contre) nous dit (transcription que j'ai adaptée
en français moderne) :
"Noble femme Roberte Lenfant, veuve de feu Nicolas Pichelin,
escuyer seigneur en partie de la terre et seigneurie de Villemanoche,
Dismont, Les Bordes, Villechetive et la Mothe Grauart, gît
et repose ci-dessous, la tombe de feu Noble homme Boson lenfant,
son père, en son vivant seigneur des dits lieux, et chauffecire(*)
de la chancellerie de France. Et est à noter en considération
que la octo-ailleule dudit Boson Lenfant avait nourri et alaité
de ses mamelles le roi Saint Louis et lui créa quatre offices
de chauffecires héréditaires, pour les quatres enfants
mâles de ladite nourricve, afin d'y succéder à
jamais, par les prochains héritiers mâles descendants
d'elle et laquelle Roberte trépasse le 25ème jour
de Mars, jour de notre dame de l'annonciation, l'an 1534."
Et voilà comment huit générations
plus tôt (sans connaître le lien exact, sans doute
par la mère de Boson Lenfant, Jeanne d'Esparnon),
je peux affirmer de façon quasi certaine descendre de Marie
la Picarde, née vers 1190, nourrice du bon roi Saint Louis,
Marie la Picarde qui est donc l'arrière arrière
arrière arrière arrière arrière arrière
arrière arrière arrière arrière arrière
arrière arrière arrière arrière arrière
arrière arrière arrière arrière arrière
arrière arrière arrière arrière grand-mère
de nos enfants !
Marie La picarde que certains surnomment bizarement
dans certains textes "Yvon la Choue" mais qui était
plus sûrement l'épouse dudit Yvon La choue comme
en témoigne le traité des droits, fonctions, franchises,
exemptions, prérogatives et privilèges, tome quatrième
publié à Paris en 1788 :
"...ces offices (ndlr : des scelleurs
de la grande Chancellerie ou chauffecires-scelleurs) sont très
anciens. Il en est parlé dans l'état de la Maison
du Roi Philippe-le-Bel de 1285, qu'on trouve dans le registre
de la Chambre des comptes, qui es in caelis. Et s'il en faut croire
le préambule d'un édit que nous rapporterons dans
l'instant, ils avoient été créés par
Saint Louis. On assure même que ce Prince en avoit pourvu
les quatre enfants de la femme d'Yvon la Choue, qui lui avoit
servi de nourrice, ce qui suppose que ce Prince en avoit fixé
le nombre à quatre..."
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