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Claude DAVIER (n°Soza
10596) est mon arrière, arrière, arrière,
arrière, arrière, arrière, arrière,
arrière, arrière, arrière, grand père
! Il est le petit fils d'un autre
Claude Davier dont je raconte également l'histoire.
Prénommé Claude comme moi, né
comme moi à Joigny (dans l’Yonne)
424 ans avant moi (vers 1540), il a été contrôleur
du grenier à sel de Joigny. Il est l’âme de
la résistance à Dupré de Tannerre qui tente
de s’emparer de Joigny pour Henri IV. Un petit rappel historique
s’impose ici.
Suite aux guerres de religion, héritage
direct de la Saint Barthélémy, Henri III succombe
en 1589 sous le poignard du moine Jacques Clément. Charles
de Bourbon sous le nom de Charles X et Henri de Navarre sous le
nom de Henri IV se disputent alors la couronne de France, suivant
ses forces et ses moyens, les religions catholiques et protestantes,
les parlements de Paris et de Tours, le nord et le midi de la
France, le peuple et la noblesse, l’esprit d’unité
et l’esprit féodal. Tout le comité d’Auxerre
et la plupart des places voisines reconnaissaient l’autorité
de Charles X. Quelques capitaines tenaient seul la campagne pour
Henri IV. Lorme Edme Dupré, baron de Tanerre et gouverneur
de Gien pour Henri IV, fut bientôt le plus audacieux, le
plus habile et le plus célèbre de ces capitaines.
Au mois d’avril 1590, on annonça à Auxerre
qu’il allait faire une tentative sur la ville. L’alarme
s’y répandit aussitôt. Tous les postes furent
garnis avec soin, tous les suspects furent jetés en prison,
mais le capitaine Tannerre ne vint pas et les Auxerrois en furent
quittes pour une bonne peur. Il n’en fut pas de même
des habitants d’Ouanne. La ville fut surprise à l’improviste
et enlevée d’assaut. Pendant que Cravant et Toucy
étaient tenues en échec, une tentative des plus
hardies fut alors tentée sur Joigny par les capitaines
Tannerre et La Bourdinière.
Il s’introduisirent dans la ville par
une brèche pratiquée secrètement et y firent
éruption à la tête de 400 hommes, le 22 novembre
1591 vers 5 heures du matin mais ils furent vigoureusement repoussés.
Dans cette attaque le baron de Tannerre fut blessé dans
la retraite et alla mourir à Saint Maurice. Quant à
mon ancêtre direct, Claude Davier, capitaine de
la milice bourgeoise, c’est lui qui défendit
victorieusement, à la tête de la compagnie du Pilori,
sa ville de Joigny, la préservant de grands malheurs et
d’un pillage certain. Il y laissa
malheureusement la vie, victime d’au mauvais coup d’arquebuse,
en ce 22 novembre 1591, dans la célèbre
rue Saint Jacques, devant la maison de sieur Thierry Renier, procureur
fiscal du comté, tout près de ce qui est aujourd’hui
la place du pilori…
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